Le CLAP a pour objectif de proposer aux lycéens un parcours de spectateur riche et variés en assistant tout au long de l’année à des spectacles dans Paris et aux alentours. Les élèves découvrirons des lieux culturels prestigieux, comme la Comédie Française, et pourront enrichir leur culture personnelle grâce à un parcours diversifié ouvert à toute forme artistique : théâtre, danse, arts du cirque…

Informations et inscriptions :
Mme Humbert, Mme Lamarre (enseignants de lettres)
M Seinfeld, Mme Moirant (professeur documentaliste – CDI du lycée)
M Jrad (assistant d’éducation)
Retour sur le C.L.A.P.
« Club Lycéens au Spectacle »
Le C.L.A.P. réunit des élèves de toutes les filières de la seconde à la terminale. Il leur propose des sorties le samedi dans des salles de spectacle variées.
Retour sur les premières sorties du C.L.A.P. pour l’année scolaire 2025-2026.
OCTOBRE 2025 : Le théâtre André Malraux de Gagny nous accueille pour une présentation du fonctionnement du théâtre, une visite des coulisses et une initiation au théâtre sur la scène, encadrée par M. Jrad, Assistant d’Éducation au lycée, ancien étudiant en théâtre et comédien. L’occasion pour nous de briser la glace et de faire connaissance, tout en goûtant au plaisir de la scène !
NOVEMBRE 2025 : Première sortie à Paris, salle Richelieu, pour voir une pièce de Carlo Goldoni, jouée par la troupe de la Comédie-Française : « L’école de danse ». Le maître de danse tyrannique, qui exploitait ses élèves et les malmenaient, était incarné par le grand comédien Denis Podalydès. Ses élèves tentaient de trouver leur voie en se libérant de sa tutelle. L’esthétique était inspirée des tableaux d’Edouard Degas sur les danseuses de l’opéra. Nous avons beaucoup aimé cette pièce ainsi que la salle de spectacle, tout en rouge et or ! Et nous avons pu observer le très vieux fauteuil de Molière, conservé à l’accueil du théâtre !
DECEMBRE 2025 : Deuxième sortie, au théâtre George Simenon de Rosny-sous-Bois. Cette fois-ci, nous avons assisté à la création des étudiants de l’E.N.A.C.R., l’École Nationale des Arts du Cirque de Rosny. Le spectacle s’intitulait « Poursuites des autres rêves ». Chaque artiste présentait à tour de rôle un numéro sur un agrès (mât chinois, trapèze, trampo-mur, roue Cyr, corde lisse) et la troupe se réunissait aussi pour des numéros collectifs. Le fil conducteur explorait ce qui nous motive et nous pousse à avancer : la gloire, la peur, l’amour… Nous avons été impressionnés par la maîtrise technique de ces jeunes artistes et par la roue Cyr, un cerceau géant dans lequel l’acrobate se met en rotation et réalise des figures.
JANVIER 2026 : Pour cette troisième sortie de l’année, nous avons pris le RER E jusqu’à la nouvelle gare de Nanterre-La-Folie pour nous rendre au Théâtre des Amandiers qui a été entièrement refait à neuf. Il brillait dans la nuit du quartier moderne de la Défense, près du parc André Malraux. La pièce se jouait à guichet fermé et était une création du dramaturge contemporain Joël Pommerat : « Les petites filles modernes (titre provisoire) ». Difficile de résumer ce spectacle total, plus proche du cinéma que du théâtre. Si la pièce parle de la naissance d’une amitié entre deux adolescentes d’abord ennemies, nous avons progressivement compris qu’elle portait aussi symboliquement sur la construction de soi : peut-être que les deux adolescentes présentes sur scène n’étaient en fait que deux facettes de la même jeune fille qui se cherchait, entre effacement et affirmation de soi ? Les débats pour saisir cette pièce énigmatique sont allés bon train après la représentation : que dire de ce couple étrange, venu d’une autre planète, formé d’une femme enfermée dans une boîte et d’un homme d’abord enfant qui vieillissait inexorablement ? Était-ce une projection symbolique de la peur de grandir, de vieillir, de mourir qui traverse tous les enfants ? Cette pièce ne nous a pas laissés indifférents et nous avons été surpris par la scénographie : la salle plongée dans le noir, les changements de décor imperceptibles, les jeux de lumière et les projections d’images qui semblaient faire bouger le décor, la sonorisation parfois très angoissante (chuchotements, cris). Une grande virtuosité pour une pièce au croisement du fantastique et du symbolique !